Découvrir la fameuse vallée des rubis de Mogok en Birmanie

Mogok est une ville mythique pour quiconque s’intéresse à la Birmanie, immortalisée dans le livre « la vallée des rubis » de Joseph Kessel c’est un endroit très compliqué d’accès (aussi bien légalement car très contrôlée et géographiquement car à une journée de voiture de Mandalay) d’où l’on extrait rubis, saphirs et pas mal de pierres précieuses !

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Avant Mogok, la route depuis Mandalay !

La route depuis Mandalay a très mauvaise réputation, sachez que c’est un peu vrai mais pas complètement. En gros pendant 4h c’est vraiment très bien et vous aurez l’opportunité de visiter des trucs sympas. Vous pourrez tout d’abord passer par l’ancienne capitale royale de Shwebo (l’article arrive bientôt) mais aussi voir 2-3 choses intéressantes comme les magnifiques fabriques de poteries de Kyauk Myang et un très beau pont sur l’Irrawaddy.

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Ensuite une fois que vous continuez jusqu’à Mogok la route est en plutôt bon état, il y a des trous mais dans l’ensemble rien de compliqué !

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Le passage de l’immigration, le permis ou la mort !

Mogok est une région spéciale de Birmanie, il faut donc un permis qui s’obtient auprès des instances officielles de Nay Pyi Daw (la capitale). Nous avons bien évidemment tout prévu et nous n’avons donc qu’à transmettre ce papier au bureau de l’immigration ainsi que quelques photocopies de passeport et visa.
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A ce point là c’est vraiment le permis ou Tchitchi.

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La route commence alors vraiment à serpenter partout et les paysages deviennent alors tous plus beaux les uns que les autres.

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Le premier village Lisu

Nous nous arrêtons de l’autre côté de la montagne dans un village Lisu. L’ethnie Lisu est une sous-ethnie des Kachin (ça devient technique, il faut suivre !)  qui habite la zone, ils sont donc souvent regroupés dans des villages.
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Comme toujours les gens sont charmants et surtout curieux !

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Lorsque nous visitons une maison nous tombons évidemment sur la seule maison qui n’est pas Lisu (mais Kachin), les gens sont charmants même s’ils n’ont pas grand-chose (il faut appeler un chat un chat), la maman est toute heureuse de nous montrer ses filles et ça la fait marrer quand elle nous explique qu’elle en a eu 4 mais aucun garçon !

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Les paysages aux alentours sont aussi incroyables !

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Le village Shan entre rizières et rivière

Oui je fais des rimes mais ce village Shan était particulièrement beau, il est inratable puisque la route surplombe le village avant de le traverser.

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Une fois dans le village c’est aussi bien évidemment très beau, les gens sont simplement ultra curieux et nous constituons l’attraction du jour. Les enfants se demandent qui on est, les femmes sortent sur le parvis de leurs maisons, bref marrant !

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A l’intérieur du village les rizières sont elles aussi magnifiques, la lumière est dingue et c’est un régal pour les photos. Il y a aussi de belles maisons et des gens, toujours des gens !

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Nous arrivons rapidement au bord de la rivière et l’on aperçoit la maison depuis laquelle nous avons fait les photos au dessus du village, un monastère se trouve aussi non-loin et l’on tombe vraiment au retour de l’école pour quelques enfants, une aubaine !

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Nous finissons ensuite rapidement le trajet pour arriver jusqu’à Mogok et passer notre première nuit à l’hôtel, il faut bien le dire sur les rotules (nous pas l’hôtel).

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Le marché aux gemmes de Mogok

Au petit matin nous quittons rapidement notre hôtel en direction du marché aux gemmes de Mogok. Nous sommes avec un guide local qui est à Mogok depuis 25 ans et qui a beaucoup travaillé dans le commerce des pierres, autant dire le mec parfait.
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Nous arrivons sur le marché, nous savons qu’il sera beaucoup plus petit que d’habitude car nous sommes dimanche (il y a de nombreux chrétiens dans la zone et tout le monde est donc à la messe).

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Cela ne nous empêche pas vraiment profiter des lieux, c’est en fait une toute petite rue pourrie avec peut être 20 marchands (forcément comme ça ça ne donne pas envie !). Lorsque tu arrives tu te dis que ça va être tout pourrave mais en fait c’est vraiment très cool !

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Et puis à ce moment la grande machine se met en marche, nous sommes évidemment les seuls étrangers dans le coin et tout le monde va donc venir essayer de nous proposer ses pierres, avec plus ou moins d’insistance.

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On décline, on regarde ce que ça donne dans nos mains, on fait une blague, on lâche 2 mots en birmans, bref on en profite !

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Passage par le magasin !

On s’arrête évidemment devant les petits shops et notre guide nous explique les bases, les différences entre les pierres et l’on fait des photos sympas avec les gens.

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Nous rentrons ensuite dans un petit magasin où sont exposées de nombreuses pierres, on peut voir les différences et je commence à comprendre 2-3 trucs sur la pureté des pierres.

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Nous allons ainsi faire toute la rue, tout le long vont défiler les vendeurs qui essaieront de nous refourguer des pierres, assez drôle.

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Evidemment nous ne sommes pas les seuls dans la zone et il y a aussi des acheteurs, tous utilisent une lampe qui permet de mieux voir la pierre et de découvrir ses impuretés. Ils choisissent alors les meilleures pierres, éliminent les moins belles et proposent un prix.

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En plus de la lampe certains acheteurs possèdent aussi des lunettes pour encore mieux observer les pierres !

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Rubis, saphirs, Quartz ?

Bon alors autant vous le dire direct, je n’ai pas tout compris (voir même queud) aux différences entre les pierres, pour certaines c’est assez évident par exemple avec le Quartz mais faire la différence entre les petites pierres est quasiment impossible pour moi.
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Si vous n’êtes pas un habitué vous ne comprendrez aussi pas vraiment ce qu’il se passe et vous ne ferez même pas la différence entre un vrai petit rubis et un petit rubis synthétique (on va juste vous demander 200$ pour l’un et 4$ pour l’autre).

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Des cristaux !

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La visite des mines de Mogok

La visite des mines est censée être le point d’orgue de toute visite à Mogok, il faut cependant savoir 2 choses importantes :

  • Avoir un permis pour Mogok ne vous permet pas d’aller visiter les mines, il faut un permis supplémentaire (sinon ça serait trop simple).
  • Il n’est pas possible d’accéder aux mines souterraines pendant la saison des pluies ou juste après (c’était notre cas), la plupart des mines étant légèrement inondées et donc plus dangereuses qu’à l’accoutumé.

Evidemment avec notre guide de l’espace  il a pu nous trouver des permis pour aller visiter les mines même un dimanche (alors que les bureaux sont fermés, un champion je vous dis !).

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Nous voila donc en route pour notre première mine, et c’est assez impressionnant de loin. Inutile de préciser que devant la mine est garé un énorme 4×4 Lexus qui doit dépasser à lui tout seul le PIB du Tchad.
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La première mine souterraine

Nous allons en premier vers une mine souterraine, on ne pourra pas rentrer dedans mais c’est assez différent des « open pit », les mines ouvertes et complètement en extérieur. Lorsque nous arrivons le « manager » du site nous explique que ses gars sont entrain de miner à 200 feets et que justement un wagon remonte. Le long d’un petit monte-charge arrive alors un wagon plein de roches, nous allons donc voir comment sont triés les minerais.
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Le wagon est tout d’abord acheminé vers un espèce de petit tapis, de là on le vide et on arrose les minerais abondamment. Le but est de nettoyer le minerai afin d’enlever la poussière et de pouvoir peut être découvrir des pierres.

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Nous allons d’ailleurs découvrir un tout petit rubis (calmos, c’est un tout petit et il vaut quasiment rien), la pierre sera alors coupée devant nous afin de nous la montrer plus facilement. Le « manager » nous dit qu’en ce moment ils ne vont rien trouver de dingue car ils sont encore dans les couches hautes, quand ils seront à 400 feets de profondeur là ils ont des chances de trouver des belles pierres.

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Le tout petit rubis c’est l’espèce de petite forme dans la pierre !

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Ils en profitent alors pour nous montrer comment sont triées les plus grosses pierres, elles sont en fait jetées dans la grosse machine qui va les broyer et donner un résultat assez similaire à ce que les mineurs avaient dans le wagon. Là encore une fois c’est de l’eau pour tout nettoyer et un gars qui a le compas dans l’œil pour pas tout rater.

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La seconde mine est en extérieur

La seconde mine sera très différente de la première puisqu’elle sera située en extérieur, c’est-à-dire que personne ne bosse en profondeur et que tout se fait à l’air libre.

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C’est pas très beau !

Là le but est en fait de bosser en plusieurs étapes afin de progressivement conserver les pierres. Globalement on utilise énormément d’eau pour faire avancer toutes les pierres sur d’énormes tamis. Là il ne faut pas rater les pierres !

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Globalement c’est moins impressionnant car on sent ça plus mécanique (bien qu’à Mogok on fasse beaucoup de choses à la main), c’est surtout la quantité de flotte qui est astronomique !

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On ne verra pas vraiment le résultat mais on verra une variante de cette première mine avec une gestion en 3 étapes des grosses pierres, chaque étape permettant tout simplement d’élaguer les grosses pierres, d’en faire de plus petites et donc de restreindre la sélection aux pierres vraiment intéressantes.

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Les pagodes, les pagodes, les pagodes !

On est pas en Birmanie pour rien et il y a donc de nombreuses pagodes un peu partout, je vais vous éviter les centaines de photos mais globalement à Mogok il y a une belle vue sur les environs (car le pagodes sont construites en hauteur !).

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Il y a aussi un monastère avec un magnifique trône pour les statues sacrées du coin, il y a des centaines de pierres précieuses dessus, les petits rubis peuvent coûter jusqu’à 10 000 $, alors combien pour les gros ? des sacrés dons !

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Le grand marché aux rubis !

Après le déjeuner  nous rejoignons le grand marché aux rubis, et oui il y en a aussi un l’après-midi et celui-ci est bien plus grand. Lorsque nous arrivons la première chose qui surprend et qu’il y a beaucoup de femmes, je ne sais pas trop pourquoi mais les femmes sont très présentes pour les ventes, peut être plus sûres que les hommes !
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On prend les mêmes et on recommence et chacun vient nous filer ses pierres, le truc c’est que moi je déteste les bijoux donc en voyant un rubis ou un saphir, ça ne me donne vraiment pas du tout envie, oui c’est beau et ça brille mais je ne saurais pas vraiment quoi en foutre…

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Là les gens sont plus reposés et attendent sous leurs parasols, on vient leur apporter des pierres, on inspecte, on regarde, on négocie !

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Comme toujours il y a 3 instruments de base pour l’acheteur de pierres précieuses en Birmanie : la lampe pour inspecter les pierres (et donc en voir les défauts avec de la lumière), la balance pour peser tout cela et les lunettes de Retour vers le Futur si t’es déjà à moitié myope !

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Notre guide nous emmène alors un peu plus loin dans le marché et il nous présente à quelques amis dont un gros commerçant en pierre qui a du gros matériel ! Il sait très bien qu’on ne va pas acheter mais il y a une grosse foule autour de nous, 2 blancs ça ne passe pas inaperçu.

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Nous regardons donc ses pierres, même si je n’y connais rien on sent tout de suite une différence, c’est plus gros ou c’est plus beau mais c’est vraiment autre chose que les mecs de 20 ans qui veulent te faire acheter un petit rubis.

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Ensuite on tombe sur une rareté, je ne saurais vous dire le nom de la pierre mais notre guide nous dit qu’on a vraiment beaucoup de chance de voir ça et dans une si grande quantité (le vendeur doit en avoir une vingtaine), visiblement c’est 1000$ la pierre minimum et ça inspecte beaucoup sur cette table !

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Le commerce des pierres précieuses en Birmanie :

Le commerce des pierres à Mogok est extrêmement réglementé, comme partout où un business est juteux l’état birman veille.

  • Les propriétaires des mines doivent déclarer toutes leurs découvertes auprès d’un officiel, celui-ci, expert en gemmologie va alors décider de la qualité des pierres. Les plus belles pièces sont directement emmenés à Nay Pyi Daw où a lieu une vente aux enchères tous les 6 mois. Ces ventes sont taxés à 20% directement par l’état.
  • Les pierres moins belles sont laissé libres auprès des propriétaires, en sachant que quelque soit la qualité de la pierre il faut s’acquitter des taxes dés la sortie des la mine. Vous comprendrez donc que certains essaient d’éviter d’avoir à déclarer officiellement les pierres, évitant ainsi les taxes et les 20% de commissions pour les plus belles pierres.
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Et le premier qui déroge à la règle c’est plus de mine et il retourne pousser son vélo !

Une autre mine ouverte :

Après le marché nous nous dirigeons vers une autre mine ouverte de Mogok. Une partie est inactive mais dans l’autre partie ça bosse fort. Le processus est à ce moment très marqué et il est très facile de comprendre comment ils font pour extraire les minerais.

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La première partie est faite à la lance, on détruit à moitié une partie de la terre et on balance de l’eau à haute pression pour que la terre se déplace sur le tamis géant.

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Puis il y a une seconde sélection qui est faites à ce moment, là c’est encore mécanique.

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Enfin une partie des pierres est virée sous le tamis géant, c’est alors 3 personnes qui sont en charge de tout vérifier à la main.

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Le long de ces 3 étapes il y a 2 gars qui sont en quelques sorte « manager », qui connaissent bien le business et qui sont donc là pour observer et avoir l’œil si un truc de plus gros se présente ou pour éviter les magouilles.

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Et à force de creuser on fait remonter de l’eau partout !

Nous quittons ensuite la mine à travers un tout petit village, nous galérons à traverser la petite rivière pleine de boue et ça fait vraiment marrer les enfants !

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Le travail des enfants

Mogok a la réputation d’être le lieu où l’on fait travailler des enfants (plus petits, plus agiles…), je dois dire que je n’en ai pas vu. Pourtant j’ai fait une mine underground où une équipe était prête à aller bosser, les gens étaient âgés et parfois jeunes mais pas vraiment des enfants (alors que dans certains bars de Rangoon c’est pas rare qu’un gosse de 10 ans serve des bières…).

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En revanche et comme partout en Birmanie il y a des gens qui ont des tâches ingrates payées une misère, comme casser des pierres. Mogok n’est pas un lieu extrêmement pauvre comme l’étaient les villages Chin à côté de Mrauk U, cependant il ne faut pas se le cacher et comme dans tous les pays en développement certains sont vraiment à la marge à briser des pierres pendant 12h pour 60-80$ par mois (le salaire d’un mineur est à peu près dans ces eaux sans compter les éventuelles petites primes en fonction des pierres).

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D’après notre guide Mogok est quand même une ville assez riche où tout le monde trouve du boulot (plantations & mines ont besoin de main d’œuvre).

Tailler des rubis :

Nous avons eu la chance grâce à notre super guide de pouvoir découvrir comment se faisait la taille des rubis.Dans un atelier artisanal et dans l’atelier le plus high-tech de la ville.
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Le high tech présente en fait 2 possibilités pour tailler les rubis, il y a une partie où une dame colle les rubis avec une espèce de glue sur un crayon pour pouvoir les modifier à sa guise.

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Puis il y a un monsieur qui a une espèce de machine de la mort pour calibrer tout ça. Le monsieur a commencé comme apprenti et est maintenant très respecté pour ses compétences à Mogok. Il transmet désormais son savoir à d’autres personnes qui viennent d’un peu partout en Asie.

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Dans une seconde maison nous allons voir ça de façon plus artisanale, le monsieur a simplement une espèce de roue qu’il fait tourner et qui lui permet de donner la taille et la forme qu’il souhaite aux pierres.

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Il nous explique d’ailleurs qu’il a un type de pierre spécifique et qu’il vend beaucoup aux indiens (qui sont dingues de bijoux, je peux confirmer).

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Nous finissons la journée depuis un viewpoint de la ville pour voir le soleil se coucher, simplement magnifique !

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En route pour Pyin Oo Lwin

Le lendemain nous devons malheureusement déjà quitter Mogok (et ouai !). Mais avant de quitter la région nous allons passer par un petit village qui a une pagode majeure de la région.

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Bon pour la pagode on repassera, c’était sympa mais dans la brume à 1700 m on ne voyait pas grand-chose !

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Le marché de Kyat Pyin

Par contre tout en bas de la montagne il y avait un marché, il ne payait pas de mine comme toujours en Birmanie sauf que les gens étaient si sympas. Vraiment des amours à nous dire bonjour ou à nous regarder complètement étonné de voir 2 étrangers, en plus on fait tous les deux 1m90 !
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Les gens étaient trop sympas et l’on a pu faire des portraits vraiment cool, ils vendaient tout un tas de produits bizarres et même du poisson acheminé après 4-5h de voiture (on a pas essayé).

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En quittant le marché je me dis que Mogok est quand même un endroit incroyable et c’est presque un pincement au cœur qu’on remonte dans la voiture. Pas besoin de préciser mais la route finale sera évidemment grandiose !

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Au final Mogok fut vraiment une claque, la destination dont tu ne connais pas grand-chose, dont tu n’attends rien et qui en fait t’apportes beaucoup. Les gens étaient incroyables avec nous, les paysages étaient fabuleux et c’est simplement une ville unique avec ses mines de rubis et ses marchés !

Questions ?

Vous avez des questions sur Mogok ? Allez lire le petit guide que j’ai écrit sur Mogok (il arrive dans 3 jours) et n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous. Si vous souhaitez en apprendre plus sur le processus des pierres je vous invite aussi à lire cet excellent article.

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18 comments

  1. Rome

    Well done!! (mais ca ne vaut pas Mrauk U 🙂

  2. DEL BANO Odile

    Formidable reportage! Un vrai plaisir!

  3. Antoine

    Salut Brice,

    je viens de découvrir ton blog. Vraiment sympa ! Je suis déjà allé 3 fois en Birmanie car on c’est fait des amis à Kyaukme (on repasse en décembre leur présenter notre fille) mais les choses évoluent tellement vite qu’il est bien sympa d’avoir des nouvelles fraiches et fiables !
    Continue (gros chanceux), c’est sympa de partager !

    Antoine

    • Salut Antoine et merci !

      Encore quelques articles à paraître bientôt et après je m’envole pour un autre pays !

  4. Gerdan

    bonjour,
    merci pour ce bel article sur Mogok. Savez vous si maintenant peut on demander sans passer par une agence un permis pour aller à Mogok ? (octobre 2015)
    bravo aussi pour vos photos qui rendent un super naturel !!! qu’aviez vous comme appareil (je dois aussi envisager de remplacer le mien) merci d’avance pour vos renseignements et vos conseils

    • Salut Danielle,

      En théorie c’est possible mais en pratique c’est tout simplement impossible, il faut demander les permis à la capitale, avoir des guides qui garantissent l’acompagnement, etc. C’est vraiment le seul endroit où je pense qu’il est totalement impossible de voyager en indépendant !

  5. clemence MARCELIN

    Bonjour
    Je voudrais savoir s’il est possible d’avoir le contact de votre si bon guide pour Mogok?

    • Salut !

      Nop désolé celui-ci je peux pas le donner 🙁

      • Pablitoto

        Vous l’avez trouvez ou bande de cachotier

        • Salut,

          Tu peux voir dans la partie Auteur mais je bosse pour une agence de voyage, ceci aide pas mal 🙂

  6. rouget veronique

    bonjour
    comment faire pour vivre ton périple je pars avec une amie du 6 au 22 février
    peux tu nous aiguiller
    de tout ton blog c’est vraiment le truc qui me fait kiffer

    • Franchement en individuel c’est impossible, y’a pas plus compliqué que Mogok sans agence je pense (et avec agence ça coûte un bras), t’as encore beaucoup de temps donc tu peux peut être trouvé une petite agence pour t’aider mais c’est pas facile 🙁 Hésite pas si t’as des questions !

  7. Pouet

    Hello,

    Je viens de lire les différents articles concernant Mokog et je souhaite l’inclure pour un voyage au mois de Juillet.

    Je viens de voir que le zone à été réouverte aux touristes!

    En indépendant, faut-il anticiper dès maintenant pour avoir le permis ? Et dans ce cas, qui contacter ?

    Merci

      • Pouet

        Ok je vais passer par une agence alors.
        Aurais-tu des bonnes agences à conseiller pour cette destination ?

        Merci 🙂

        • Salut,

          Je bosse pour une agence mais j’évite d’en parler sur le blog, tu auras pas mal d’informations sur des agences sur le forum du Routard, les guides de voyage et Google 🙂

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