Paksé – Champassak: Ma balade en vélo dans les rizières du Sud-Laos

Il est 14h00, je viens d’atterrir à Paksé et de faire mon visa pour le Laos, c’est maintenant pour moi le début de 3 semaines de vacances dans ce pays que j’ai déjà découvert en 2013. Cette fois je débute par une petite semaine dans le Sud du pays en faisant une première étape à Champassak, comme un signe du destin ce début de voyage et cette fin d’après-midi était juste excellente !

Les rizières du Sud-Laos !

Mon arrivée à l’aéroport de Paksé !

J’ai quitté Hanoi le matin, après une escale à Saigon j’embarque dans un vol Lao Airlines pour Paksé. Je sors de l’appareil, effectue rapidement mon visa et je suis sorti de l’aéroport en 2 temps 3 mouvements. Par chance un distributeur se trouve devant l’aéroport et je peux donc récupérer des espèces tout de suite.

J’ai appris pendant mon escale à Saigon qu’un hôtel m’invitait pour mes 2 premiers jours à Champassak, ce n’est pas n’importe quel hôtel puisque c’est un des plus beaux hôtels de tout le Laos. Le seul problème c’est qu’il est situé à 30 minutes de voiture de Paksé et qu’il me faut une voiture et pas un tuktuk pour faire la route, du coup je suis bon pour lâché 50$ pour le taxi (impeccable, merci les prix au Laos !).

Pour ceux qui se demandent où c’est Pakse et Champassak, c’est sur le point Google Map ci-dessous !

Mon arrivé au River Resort au bord du Mékong

Bon je tire un peu la gueule mais la distance est rapidement avalée, je suis d’ailleurs surpris par la qualité de la route entre Paksé et Champassak qui est vraiment impeccable, un vrai billard. On doit quasiment atteindre les 80 km/h par moment (c’est la folie en Asie !).

Quelques heures plus tard sur cette même route !

Je voyage à la fin avril donc il n’y a normalement plus du tout de rizières, la route n’est qu’une suite de rizières cramées (il n’y a rien, des rizières avec de l’herbe tout sèche). Cependant à un moment je repère des rizières qui sont encore bien présentes, 2 minutes après les rizières la voiture tourne et je vois le panneau de l’hôtel. L’arrivée est géniale, les rizières sont juste à côté de l’hôtel, bingo ?

La piscine en arrivant !

Je prends tout de suite mes quartiers dans la chambre, je dis mes quartiers car la chambre est juste géniale, le Mékong est littéralement devant moi, la piscine est ouffissime, bref l’après-midi avance pendant que je fais des photos de l’hôtel, que je chill un peu sur l’ordi et surtout que j’attends que le soleil baisse (parcequ’à la fin avril je peux te garantir qu’il fait vraiment chaud au Sud-Laos, t’as pas envie d’aller pédaler à 14h00).

Mon vélo et les rizières à côté de Champassak

Il est 16h00 et le soleil commence à bien baisser, je prends donc un vélo de l’hôtel (c’est gratuit pour tous les clients, cool !) et je pars en direction des rizières que j’ai repérées dans la voiture. Je pédale vraiment 5 minutes et j’arrive exactement à l’endroit que je voulais, la route domine alors une grande vallée de rizières et je vois au loin des gens qui travaillent.

Je pose mon vélo le long de la route et j’essaye de descendre dans les rizières, les gens me regardent d’une façon bizarre en mode “mais qu’est ce qu’il fait lui” puis lorsqu’ils comprennent que je cherche à passer les barbelés ils m’expliquent avec des signes qu’il faut passer par dessus, pratique… Je tente vaguement d’enjamber les barbelés (c’est pile au niveau des… enfin du… bref t’as compris), je me retrouve coincé là dedans, j’arrache un bout de mon short et je me marre mais je suis passé.

De l’autre côté je suis alors beaucoup plus libre et je sens tout de suite que l’endroit est dingue, la jeune fille qui travaille avec son père me fait des grands sourires, la lumière est belle et le lieu me parait juste magique avec les montagnes en arrière-plan.

rizieres-champassak-laos

Je décide donc de m’enfoncer dans ces rizières, il n’y a pas vraiment de route donc je marche à travers ce qui a déjà été récolté, j’ai le soleil en partie en face de moi mais il n’est pas assez fort pour massacrer ma photo.

Je galère un peu pour me balader là dedans car “ça bouge beaucoup” sous mes pieds, je fais toujours assez attention lorsque je passe dans les rizières car il y a pas mal d’animaux et j’ai pas envie de marcher sur un serpent ! J’arrive un peu au bout du chemin et je fais encore quelques clichés.

En repartant je me rapproche de la dame qui est en train de stocker tous les ballots de riz. C’est vraiment très beau puisque de face elle parait comme noyée dans tout ce riz. Après avoir brisé la glace avec elle je peux aussi en faire un beau portrait.

On continue de pédaler dans la campagne du Sud-Laos

Je continue ensuite le long de cette grande route, après quelques minutes je me rends compte que le soleil est vraiment déjà très bas et qu’il vaut donc mieux que je reste dans la zone, si je pédale 15 minutes je vais louper les dernières lumières.

Les barbelés de l’enfer !

Je m’arrête donc quelques centaines de mètres plus loin et je rejoins d’autres gens qui sont en train de terminer de travailler dans les rizières. Je ne sais pas trop ce qu’ils font mais je m’approche avec mon plus beau sourire (comprendre c’est pas incroyable et je suis fagoté comme l’as de pique !).

Au final c’est juste 3 jeunes hommes qui finissent de remplir d’énormes sacs de riz, il y a une femme plus âgée que je semble agacer, finalement après avoir fait le pitre elle rigole avec les autres et je suis accepté.

Je fais des photos des jeunes de plus prêt, ils me font comprendre qu’il faut que j’essaye de porter les sacs en rigolant, donc je m’essaye et j’arrive effectivement à porter les sacs non sans avoir l’impression de soulever une twingo.

Ils aiment bien les photos que je fais d’eux donc j’explique à celui qui est le plus souriant que je peux faire de lui une photo marrante s’il s’allonge sur les sacs de riz, ses 2 copains s’occupe de sa motivation et me voila avec une belle photo (et le résultat les a particulièrement fait marrer, un mélange de : “la photo est cool” “t’es marrant dans les sacs de riz” “il est quand même bizarre l’étranger”).

Retour à l’hôtel avec un dernier arrêt !

Il commence à faire sombre et je prends donc la direction de l’hôtel, cette fois c’est sûr je rentre.

Bon manque de bol sur la route je vois un chemin sur la droite qui a l’air cool et je décide donc de faire un ultime arrêt, il y a une grande famille qui rentre des champs, la petite a une bouille d’enfer mais sera malheureusement trop timide pour que je prenne une photo.

J’ai qu’une photo de loin !

C’est assez drôle à voir car les parents forment un des enfants à conduire le tracteur, c’est aussi les dernières lumières et il commence vraiment à faire sombre.

Après avoir fait quelques photos je trouve l’ambiance un peu bizarre, contrairement aux 2 rencontres précédentes j’ai un peu l’impression de déranger malgré quelques sourires, je fais donc marche-arrière et je repars jusqu’à mon vélo. Je pense que je n’aurais jamais ma réponse mais il y avait 2 huttes et je me demandais si les gens habitaient là, il y avait vraiment une différence dingue entre les 2 petits habitations et la quantité d’animaux qu’ils avaient ainsi que le tracteur… est-ce qu’ils habitent à côté et que les huttes servent que la journée ou pour stocker de la nourriture ? Est-ce qu’ils ont économisé longtemps pour se payer le tracteur ? Est-ce que les terres leurs appartiennent ? Des questions que je me pose lorsque je termine de pédaler pour rentrer à l’hôtel.

Ma première journée au Laos était bien occupée, c’est depuis le balcon de ma chambre que j’observe mes premiers pêcheurs sur le Mékong. Je suis arrivé dans un cadre enchanteur, j’ai reçu beaucoup de sourires au cours de ce premier jour, bref le Laos ça s’annonce bien !

Les pêcheurs au lever de soleil le lendemain !

Conseils pour cette journée autour de Champassak

  • Tout d’abord sachez que l’hôtel où j’étais, le River Resort (un de mes hôtels préférés de tout mon séjour au Laos, pourtant j’ai essayé des hôtels maboules), se trouve légèrement au Nord de Champassak, tant que vous êtes à Champassak cela vous conviendra.
  • Dans la région de Champassak la route longe le Mékong (je parle de la rive Ouest), il n’y a cependant pas de rizières entre la route et le Mékong puisque c’est principalement des maisons et des villages. Toutes les rizières se trouvent donc derrière la route. Le schéma se répétera tout au long de mon passage dans le Sud du Laos donc si vous êtes sur une rive vous ne voyez jamais les rizières sur l’autre rive, elles sont juste légèrement cachées.
  • Il y a énormément de rizières dans toute la partie Nord de Champassak, vous pouvez pédaler facilement 30-40 minutes et avoir constamment des rizières sur votre gauche (si vous venez de quitter Champassak).
  • J’ai quand même eu la vague impression qu’ils faisaient 2 récoltes dans la région autour de Champassak, ce qui veut dire que si vous venez en mars/avril vous allez encore avoir des rizières à certains endroits (comme moi, pas partout mais il en reste un peu). Ne prenez pas ça comme quelque chose de général car pour avoir des rizières à cette période de l’année il faut un système d’irrigation correct ce qui n’est pas si courant au Laos. Il y en a donc autour de Champassak mais comme expliqué dans l’article la plupart des rizières sont quand même vides et cramées.
  • En allant ensuite vers Vat Phou depuis Champassak j’ai eu le sentiment que la zone était beaucoup plus “urbanisée” donc si vous voulez découvrir des rizières en fin de journée partez plutôt vers le Nord comme si vous repreniez la route pour Pakse.
  • Pas mal (enfin quasiment toutes) les rizières sont entourées par des barbelés, il y a très peu de points pour passer donc il faut enjamber si vous êtes grand, allez-y doucement ça évitera de finir sans vêtements.

Questions ?

Vous avez des questions sur mon arrivée à Pakse et Champassak au Sud du Laos ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

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1 comment

  1. alain

    Bravo..je confirme dans beaucoup de régions du Laos sud il y a deux récoltes de riz
    A +

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