Randonnée sous la pluie dans les environs de Bac Ha au Nord du Vietnam

Aujourd’hui je vous raconte ma randonnée dans les environs de Bac Ha au Nord du Vietnam, la randonnée était dans des paysages magnifiques et dans une région peuplée par les H’mongs, malheureusement on a dû un peu écouter ça à cause de la pluie !

Le début de la randonnée à Bac Ha

Je suis accompagné de Gaspard et Thibault pour ce weekend à Bac Ha, comme d’habitude on a pris un train de nuit le vendredi soir depuis Hanoi (et oui c’est notre weekend) et on est arrivé à 6h00 à Lao Cai. De là on a pris une voiture pour grimper jusqu’à Bac Ha (1h30 de route) et après une petite douche (non je déconne il faisait trop froid, pas de douche) on a mis nos baskets et on a commencé à randonner dans la région accompagné de notre guide (j’ai oublié son nom, on l’appellera Bertrand pour le reste de l’article).

J’ai oublié de préciser mais il pleut depuis qu’on est arrivé au homestay, du coup on était pas super chaud pour la randonnée mais étant donné que c’est notre weekend on a quand même trouvé les ressources morales pour partir. On est à peine partis qu’on croise des habitants qui picolent un peu qui se marre en nous voyant partir sous la flotte (c’est de bonne guerre) et on croise les premiers Hmongs.

On arrive dans les rizières du Nord-Vietnam

Après quelques minutes on arrive enfin dans les grandes rizières qui font la renommée du Nord-Vietnam, bon le seul souci c’est qu’on a une visibilité pas incroyable (Jean-Michel euphémisme est de sortie) et qu’il pleut vraiment beaucoup (admirez les petites gouttes qui perlent le long de la barrière sur la photo ci-dessous).

On en viendrait presque à se plaindre mais même avec un temps complètement merdique ça reste sublime.

On traverse rapidement un village H’mong, il pleut encore beaucoup donc on s’arrête dans une petite maison. Il y a beaucoup d’enfants et Bertrand sort alors son arme magique : des petits gâteaux et un gros buzz assuré (il est expérimenté le bougre !).

Du coup c’est mamie qui est de corvée pour ouvrir les petits gâteaux car les enfants galèrent. Pendant ce temps et malgré nos implorations, nos prières et le sacrifice de 5 poulets il continue de pleuvoir.

On reprend donc la marche trempé de la tête aux pieds mais le moral est (encore) là, bon on se plaint mais il y en a qui doivent diriger un buffle dans la boue, comme quoi il y a toujours pire que nous !

On ne s’en rend pas compte sur les photos mais on fait quelques arrêts en essayant de protéger les appareils, c’est une galère pas possible à base de sac plastique. D’ailleurs pour éviter qu’on en chie vraiment trop le guide nous fait uniquement marcher sur des routes, l’aventure dans la boue c’est marrant 5 minutes mais un samedi matin après un train de nuit on est pas chaud pour un remake de Koh Lanta.

On s’écarte progressivement du village et on commence à avoir de plus en plus de rizières en terrasse. Alors attention c’est pas Sapa (lire l’article) mais c’est très beau, le riz n’est d’ailleurs pas encore super haut dans certaines rizières.

Il se met à pleuvoir de plus en plus à tel point que même pour les photos sous un sac plastique c’est impossible. Après une grosse demi-heure sous une averse pas piquée des hannetons on en a ras le popotin et on s’arrête dans la première maison qui vient. Il y a 2 enfants qui attendent et une dame qui fait du thé, on attend donc 15-20 minutes dans la maison (ça parait un peu folklorique, mais dans l’idée c’est la même situation dans toutes les maisons de la région et elles se ressemblent toutes, des murs et pas grand chose d’autre…).

Après 20 minutes l’homme de la maison se lève, comme d’habitude dans ce genre de cas après quelques amabilités le monsieur sort l’alcool de riz et il faut s’envoyer un cul-sec. Et la coup de chance il a l’air vraiment chaud donc on a même le droit à la seconde tournée. Malheureusement l’alcool de riz a souvent le goût de la vodka premier prix chez Carrefour, c’est pas vraiment pour le goût qu’on boit ce breuvage…

Alors qu’on quitte la maison la petite fille est dehors, je l’avais fait rigoler en entrant dans la maison en lâchant un “met qua” qui veut dire que je suis crevé (je me la raconte pas, je dois avoir 15 mots de vocabulaire). Du coup je lui demande si je peux faire une photo, sur les premiers clichés elle est complètement tétanisée. Du coup j’enlève l’appareil photo, je lui fait un grand sourire et elle se relâche pour une photo vachement plus jolie !

La pluie diminue un peu !

En quittant la maison la pluie commence vraiment à diminuer ce qui nous rend beaucoup plus souriant, c’est encore très nuageux mais il ne pleut quasiment plus ce qui me laisse plus de possibilités pour faire des photos (voyage = photos = bonheur, pluie = compliqué = malheur).

On serpente alors sur une route qui traverse quelques rizières, la lumière commence à revenir et il semble y avoir des gens dans les rizières du coup je suis tout excité. On va peut être fait des belles photos !

Et rapidement ça se confirme, les couleurs sont belles et il y a quelques femmes qui nettoient les rizières (à cette période on ne coupe pas le riz, en revanche on nettoie les mauvaises herbes, on refait les chemins, etc.).

En arrivant juste à leur niveau je pense faire le buzz en lâchant mes mots de Vietnamiens, mais la personne de devant avance vers moi en baissant la tête tout le long pendant que ses 2 copines se marrent. Je mets un peu de temps à me rendre compte qu’elle fait ça exprès contre les photos, en sortant de la rizière je lui montre la photo, elle a l’air contente et elle repartent dans la direction opposé pour rentrer (je suppose) chez elles.

A ce moment il n’y a quasiment plus de pluie, nos prières au bon dieu semblent avoir fait effet. On tombe juste après sur une magnifique vallée de rizières, ça donne envie de sauter dans le riz non ?

Le guide nous mène un peu sur la gauche de la vallée et on descend sur une route en dur le long du chemin, malheureusement il se remet à pleuvoir, on a eu une accalmie de 15 minutes !

En descendant on croise des habitants qui remontent des champs, le travail est très dur dans la région et le père nous lâche un petit “met kwa” (désolé pour l’orthographe si vous êtes vietnamien) qui signifie “je suis crevé” (le même mot que j’ai donné à la petite fille plus tôt). On rigole et on continue notre marche (admirez bien les chaussures du monsieur, tout le monde à cette paire dans la campagne en Asie !).

Bon et si tu te demandes s’il y a des rizières en terrasse à Bac Ha et que tu n’es toujours pas convaincu, je t’ai fait une petite photo depuis le centre de la vallée.

Après avoir passé cette grande vallée on continue de marcher, à ce moment on en a quand même un peu ras le cul, ça fait plusieurs heures qu’on marche et du point de vue de la météo ça ne s’arrange pas même si sur les photos on ne s’en rend pas compte car la pluie est fine.

Heureusement on arrive dans une maison H’mong où l’on va déjeuner, les parents ne semblent pas être présents et les enfants sont donc seuls à jouer.

Inutile de préciser mais les maisons c’est pas la folie dans la région, il n’y a quasiment rien, quelques bancs, quelques couchages à l’étage et en bas, un poêle qui chauffe… on déjeune directement des oeufs durs, du pain avec de la vache qui rit et des bananes, ça suffira. Les chats se régaleront du reste de la boite de thon.

En repartant le temps n’a malheureusement pas changé, on continue donc de marcher sous la flotte en baissant un peu la tête. C’est dommage car les paysages ont quand même l’air incroyables !

On croise au bout d’un moment une femme avec sa fille, la petite n’arrête pas de pleurer. Bertrand sort un petit bonbon/gâteau comme à son habitude, les larmes arrêtent de couler et on continue avec le sourire.

Pour nous cette dernière partie sera sympa pendant encore une quinzaine de minutes à travers les rizières et les champs de maïs, ensuite c’est la descente vers Bac Ha et une grande marche de 30 minutes à travers la ville pour revenir jusqu’à notre homestay (oui la ville est très étendue). On arrive au homestay complètement trempés et en priant pour que la pluie s’arrête à un moment pendant ce weekend, on terminera la journée à jouer au carte tranquillement. Tu parles d’un weekend tranquille !

Conseils pour Bac Ha :

Je fais ça de façon assez brève car je n’ai pas 50 conseils à donner :

  • On a dormi à la Sa’House (pour réserver c’est ici), c’est une sortie de mix entre homestay et guesthouse, c’est très sympa et le propriétaire est super cool. On a réservé le guide pour le trek directement par lui. Il y a tout sur place, douche avec l’eau chaude et Wifi ! Les repas cuisinés sur place sont très bons.
  • Le guide ne parlait pas anglais (enfin vraiment un tout petit peu) mais il comprenait ce qu’on voulait (bon faut dire que Thibaud et Gaspard ont un meilleur niveau de vietnamien que moi donc ils pouvaient se faire comprendre).
  • Les paysages étaient vraiment superbes, c’est légèrement moins impressionnant qu’à Sapa en revanche c’est beaucoup plus authentique et tout le monde est trop sympa tout le long du chemin.

Questions ?

Vous avez des questions sur cette petite randonnée à Bac Ha ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

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