Taungoo, découverte d’un camp d’éléphant en Birmanie

Comme souvent au fin fond de la Birmanie le programme est très simple. Nous allons partir de la ville de Taungoo pour rejoindre un camp d’éléphants situé à 2 bonnes heures de route et voir ce que l’on peut faire là bas, on ne fait pas trop précis, ça évite d’être déçu et ça permet de s’émerveiller d’un rien !

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Obtenir l’authorisation pour visiter le camp

Et oui c’est un grand classique de la Birmanie quand vous partez dans des endroits moins connus, il faut au préalable obtenir l’authorisation. Pendant qu’une personne s’occupe des papiers j’en profite pour faire quelques photos à un endroit stratégique : une ligne de train.

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C’est vraiment la Birmanie que j’aime à ce moment, c’est à peu près organisé mais pas trop et surtout : tout le monde sourit. Cela peut paraitre bête mais moi une personne qui est entrain de sourire avec du Thanaka (la poudre) sur les joues ça me fait chavirer (mesdames vous connaissez désormais mon point faible !).
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Le marché est un peu plus loin et il y a donc de nombreuses personnes qui passent avec des victuailles en tout genre pour acheter et vendre.

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L’arrivée devant l’entrée du camp d’éléphant de Taungoo

Nous continuons ensuite notre chemin à travers le centre la Birmanie jusqu’à arriver devant le panneau avec les beaux éléphants, bon ça a l’air là.

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Rapidement l’idée se confirme puisqu’un énorme éléphant se ramène avec son mahout et trace le long de la route (il s’en foutait un peu de nous, probablement un rendez-vous avec une demoiselle éléphant).

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Notre guide local nous explique qu’il va falloir rejoindre quelques maisons plus bas, c’est donc parti pour une petite séance dans la boue à essayer de pas tomber (je vais couper fin au suspens, malgré quelques pertes d’équilibre j’ai réussi à ne pas tomber, plus de la chance qu’autre chose).

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Nous arrivons devant les maisons et nous devenons rapidement l’attraction numéro une pour les enfants, comme toujours la photo que je montre sur l’écran connait un franc succès auprès de la jeunesse birmane.

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En avant pour le bain des éléphants

Notre guide se renseigne auprès des habitants pour savoir où sont les éléphants et ce que font les mahouts, en effet nous visitons les lieux pendant ce que l’on pourrait appeler les vacances nationales. Les éléphants n’ont donc aucune obligation de travailler et chacun fait un peu ce qu’il veut avec son animal.

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Rapidement notre guide nous informe que nous allons descendre dans la petite rivière pendant que les mahouts lavent les éléphants, et qu’à notre retour d’autres seront sûrement là.

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Nous descendons donc dans la rivière, enfin descendre est un bien grand mot puisque nous visitons le camp en pleine mousson, bien qu’il ne pleuve pas à ce moment le terrain est une immense mare de boue (je venais d’acheter des Nike à 150 balles à Hong Kong, mauvais timing).

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Nous arrivons alors dans une petite rivière magnifique, en plus cela permet de laver nos chaussures qui étaient déjà pleines de boue, impeccable.

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Ensuite les mahouts lavent les éléphants mais globament notre groupe s’en fiche un peu, on habite tous en Birmanie et l’on a déjà pu voir pas mal d’éléphants un peu partout en Asie.

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La perception de l’éléphant sauvage pour les villageois en Birmanie

Après avoir rémonté la rivière nous attendons tranquillement qu’un autre éléphant revienne pour grimper sur 2 éléphants et partir en balade dans la jungle. En attendant j’en profite pour faire une photo d’une birmane très souriante.
habitantsUn des membres du groupe étudie les différentes populations en Birmanie et parle couramment birman, cela facilite encore plus le contact avec les villageois. On pose pas mal de questions sur les éléphants et sur l’organisation de la zone.

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Les éléphants appartiennent tous au gouvernement et plus particulièrement à une sous-partie du ministère des forêts (qui est très important en Birmanie, la forêt étant une ressource qui rapporte beaucoup d’argent entre le teck et les bois précieux). Pour reconnaitre un éléphant qui appartient au gouvernement il suffit de regarder l’arrière, une étoile et un numéro signifie qu’il n’appartient pas à son mahout (c’est le cas de tous les éléphants ici).

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Les éléphants sauvages sont attrapés en creusant un trou important dans la forêt, l’éléphant aura donc une pâte prisonnière et il sera alors possible de le domestiquer. Les éléphantaux uniquement sont conservés, les adultes sont relachés dans la nature.

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Les éléphants sauvages sont vraiment perçus comme une énorme menace par les villageois, tout simplement car ils sont assez agressifs dans la nature et qu’il est impossible pour les villageois de se défendre, les éléphants domestiques ayant très peur des éléphants sauvages qui sont bien plus puissants. Les braconniers semblent cependant mal perçus (car il faudra toujours des éléphants sauvages), visiblement un braconnier qui se fait choper c’est 10 à 15 ans de prison.

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Le début de la balade en éléphant

Après avoir pas mal causé comme on dirait dans le PMU le plus proche nous grimpons sur les éléphants et nous partons en vadrouille.

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Nous suivons tout d’abord la route où nous passons devant pas mal de gens puis nous tournons rapidement dans la forêt.

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Assez compliqué à expliquer mais sur des éléphants tout devient assez paisible, même de passer au milieu d’une reconstitution non-officielle de Verdun.

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La jungle est très dense et l’on ne voit pas très loin, simplement de la verdure partout.

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Nous arrivons rapidement à un endroit où le bois est coupé par les humains, un éléphant déplace alors quelques troncs d’arbres, un mahout attache le tout et l’éléphant commence à tirer tout ça à travers la jungle.

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Pendant que le mahout attache les troncs notre guide nous explique que sa bague est faite en ivoire. Pas de contrebande mais tout simplement de restes puisqu’ils doivent parfois couper une partie des défenses.

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L’éléphant qui tracte 2 énormes troncs est juste incroyable, il dégage simplement une force colossale. Après une bonne quinzaine de minutes nous arrivons finalement à l’endroit où le propriétaire de l’éléphant stock son bois.

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A ce moment l’éléphant va commencer à déplacer d’énormes troncs pour créer un tas de bois, celui-ci sera brûlé et on fera de tout ça du charbon de bois (le bilan carbone semble assez loin de moi à ce moment).

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Une fois cela terminé nous rentrons au village par des routes de l’enfer mais l’éléphant descend tout ça tranquillement.

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Les éléphants au travail

Au final cette balade était assez impressionnante pour 2 choses. D’une part l’on se rend vraiment compte de la force prodigieuse de l’éléphant lorsqu’il doit soulever des troncs qui font au moins 300kgs, c’est vraiment incroyable à voir (on pourrait comparer ça à Obelix et ses menhirs). D’autre part l’on se rend vraiment compte de la nécessité de l’éléphant dans cet endroit, le terrain est infernal et l’éléphant permet d’aller partout et de transporter n’importe quoi, c’est dingue de le voir descendre dans une énorme pente avec de la boue partout et n’avoir aucun problème de stabilité.

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C’était la première fois que je voyais des éléphants travailler. Je suis bien conscient de cet aspect néfaste à la fois sur les animaux puisque certains sont capturés dans la nature, mais aussi l’impact considérable sur l’environnement puisque le bois est coupé qui plus est brûlé pour en faire du charbon de bois. Néanmoins lire des articles à l’autre bout du monde et voir la vie de ces gens et comprendre leurs besoins (faire à bouffer) et leurs craintes (qu’un éléphant sauvage attaque des gens ou une maison du village) est une chose bien différente dont on ressort changé, probablement plus humble.

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Pour information les mahouts sont payés par le gouvernement et gagnent le salaire d’un enseignant, 160 000 kyats par mois ce qui représente à peu près 160 dollars. Il y a quelques temps ce n’était que 100 000 kyas (100 $).

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Conseils pour le camp d’éléphants de Taungoo

  • L’excursion au camp d’éléphants de Taungoo peut facilement se faire à la journée justement depuis la ville de Taungoo, il faut compter 2h de route à travers une campagne magnifique aller et retour.
  • Les éléphants seront vraiment très proches de vous et c’est globalement assez facile. Les éléphants sont domestiques et il n’y a donc aucun risque, il est donc facile de visiter tout ça avec des enfants.
  • Comme toujours en Birmanie c’est cher, les gens qui vous l’organiseront vont vous demander pas mal d’argent, je l’ai personnellement fait gratuitement (petits privilèges !) mais il faut compter une centaine de dollars par personne, évidemment moins si vous êtes beaucoup à vouloir y aller.
  • Avoir des chaussures ne sert quasiment à rien si vous y allez pendant la saison des pluie car il y aura de la boue absolument partout, en saison sèche tout sera complètement sec et vous n’aurez aucun problème.
  • Il y a de quoi manger et boire non-loin du village où sont les éléphants.
  • En partant tôt le matin il est parfaitement possible de faire le camp d’éléphants avant de prendre un bus sur les coups de 16h-17h à Taungoo.

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Comment s’organiser pour Taungoo ?

  • Si vous cherchez un excellent endroit où dormir à Taungoo je ne peux que vous recommander le Myanmar Beauty Hotel, tout le monde parle anglais, le petit-déjeuner est incroyable, les chambres sont bien et ils connaissent tout sur la région. En plus le patron est un amour et un photographe hors-pair !
  • Il y a de nombreux restaurants dans la ville, la Beer Station Stellar 2 sert vraiment de la bonne nourriture dans un cadre pas trop mal !
  • Pour accéder à Taungoo cela se passe uniquement par le train ou par le bus. Je suis parti de Yangon à 17h30 par le train et malgré une arrivée prévue à 23h30 je suis arrivé à 2h40, un “léger” retard donc. Pour retourner à Yangon il y a de nombreux bus, il faut compter entre 4 et 5h et vous pourriez sans problème visiter la pagode de Shwedagon dans la même journée à Yangon ou le marché de Zegyo à Mandalay. La route en train était magnifique jusqu’à la nuit tombée.

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Questions ?

Vous avez des questions sur le camp d’éléphant de Taungoo ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous !

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13 comments

  1. Audrey Vaissié

    Bonjour,

    Nous partons en Birmanie du 26 septembre au 16 octobre. Dans notre programme nous ferions le camp des éléphants 2-3 jours après notre arrivée.
    Nous aimerions savoir comment on pourrait faire 2 jours et une nuit au camp sans passer par des organisations ou agences de voyage qui vont nous prendre cher.

    Comme tu le mets dans ton blog, nous aurons besoin d’une autorisation, peut-on faire la demande nous même auprès du camp ou doit on passer par un organisme pour l’obtenir?

    Si nous sommes obligés de passer par un organisme ou un hotel… connais tu une bonne adresse? Et combien environ nous couterait cette excursion?

    Merci d’avance pour ta réponse,

    Audrey.

    • Bonjour Audrey,

      Il n’est pas possible de dormir là bas, ce n’est pas un camp en tant que tel mais plutôt un village qui utilise des éléphants. C’est strictement impossible sans passer par quelqu’un. Il n’y a aucun transport qui va là bas, aucun moyen d’avoir le petit permis et il te faut un birman au moins qui sache où aller, quoi faire et qui connaisse les gens pour pouvoir savoir où sont les éléphants quand tu arrives (donc se renseigner auprès des villageois donc un mec que les villageois connaisse).

      Tu peux passer par l’adresse que je mentionne dans mon article (Myanmar Beauty Hotel), ils doivent prendre peut être 150$ par personne si vous êtes 2 je pense (j’ai pas le prix en tête donc ça peut être 180 comme 140). Dans tous les cas tu vas devoir payer et cher pour voir des éléphants, c’est partout pareil en Birmanie (en pays Shan c’est la même). Après si tu veux y’a des camps beaucoup moins sympas à d’autres endroits mais je te le déconseille…

      Bon voyage !

      Bon voyage !

  2. Arno

    Peux tu me contater stp?
    J’ai du mal à organiser mon trip au camp d’elephants.
    HELP

    • Salut,

      Je fais pas trop d’organisation comme ça (c’est déjà mon boulot !) mais hésite pas à poser tes questions ici !

      • Anonymous

        Ok,
        La seule et unique question est: comment les contacter ? Je n’arrive pas à joindre l’hotel pour leur annoncer notre arriver et preparer les autorisations…
        Arno.

        • Bonne question, tu as essayé sur Facebook ? Il y a aussi leur numéro de téléphone d’indiquer donc essaye de ce côté-ci 🙂

  3. Garance

    Bonjour Brice,
    Je suis votre blog depuis longtemps, avec beaucoup de plaisir et j’y trouve beaucoup de supers infos.
    Mais quand j’ai lu cet article, j’ai vraiment ressenti une très grosse déception, je n’ai rien écrit mais cela me trotte dans la tête et je crois qu’il vaut la peine d’ouvrir le débat car ce blog est très suivi, vous avez une influence sur différentes personnes qui préparent leur voyage et vous travaillez aussi pour une agence de voyage: comment se fait-il que vous encouragiez ce genre d’activité ???
    Aujourd’hui, il serait difficile pour quiconque d’ignorer la maltraitance subie par les éléphants domestiqués. Il n’y a aucun éléphant qui puisse accepter ce travail sans avoir été au préalable “cassé”, maltraité, affamé, violenté et sans compter que beaucoup des éléphanteaux sont arrachés à la nature après que les adultes ont été tués… donc se rendre dans un camp d’éléphant aujourd’hui c’est encourager, supporter, accepter cette maltraitance… ok on n’est pas tous des amis des bêtes mais est-ce que pour autant on est d’accord avec cela ? Etes-vous d’accord avec cette maltraitance, voulez-vous l’encourager ? Est-ce qu’il est souhaitable que la Birmanie prenne le même chemin que la Thailande sur le développement d’activités à touristes sans éthique ?
    Vous allez me dire que là il s’agit d’un camp de travail, que les Birmans utilisent l’éléphant pour travailler, qu’il ne s’agit pas d’une attraction touristique. Ok. Mais il n’en demeure pas moins que les éléphants ont subi les mêmes atrocités. Et d’autre part, lorsque les Birmans auront compris, comme en Thaïlande, que, grâce ou à cause de tous ces touristes qui se plient en 4 pour arriver jusqu’à Taungoo et monter sur le dos de ces éléphants, il est beaucoup plus lucratif de transformer ces camps d’éléphants en camp d’attraction touristique, ces promenades vont se multiplier et avec la souffrance animale…
    N’est-ce pas le tourisme qui amène au développement ou non de pratiques touristiques éthiquement très discutables ??
    J’avoue que je ne vous comprends pas. Quel est l’objectif de votre démarche ? Je pensais que vous mettriez plutôt en garde contre des activités qui nuisent au développement touristique du pays (que ce soit pour les hommes ou pour les animaux) …
    J’espère que vous ne prendrez pas mal ce message qui ne remet pas en cause tout le travail qui vous faîtes. Mais j’aimerais comprendre votre position car vous ne pouvez pas négliger votre influence, comme celle de tant de blogueurs, sur les voyageurs…
    Cordialement
    Garance

    • Salut,

      J’ai une question mais est-ce que tu y es allé au camp de Taungoo ? Aucun jugement mais j’ai l’impression que tu es à côté sur plusieurs points.

      Pour moi tu prends le problème dans le mauvais sens et surtout tu appliques des fondamentaux Thaï/Laos/Inde qui ne fonctionnent pas du tout en Birmanie.

      En effet je parle de la façon dont les éléphanteaux sont attrapés, ils font un trou dans le sol et si un adulte est pris au piège il est relâché. Je crois pas avoir caché cela du tout ni que le camp était une vitrine au fond très brute de la vie dans le patelin, ici les gens ne sont pas là pour les touristes, ils bossent sur des éléphants qui appartiennent à l’état (mention de l’étoile dans mon article) et pour eux les éléphants sauvages sont une énorme menace car des gens se font tuer. Il n’y a rien d’autre à faire dans la région et comme je l’explique l’éléphant permet de travailler dans des endroits incroyables (regarde la boue sur les photos).
      Pour information ils ne tuent pas les adultes, ils ont trop besoin des éléphants sauvages pour pouvoir avoir d’autres éléphants, et aussi pour information et comme je le mentionne dans l’article en Birmanie on fait pas de cadeau quand un mec suit pas la loi.

      Tu es dans le faux sur plusieurs points je pense, la Birmanie est un pays beaucoup trop cher pour qu’il prenne le chemin de la Thaïlande, en tant qu’agence je n’ai quasiment jamais de demandes pour les éléphants (les gens qui viennent en Birmanie ont déjà beaucoup voyagé, personne ne commence la Birmanie avant d’avoir fait Bali/Vietnam/Sri Lanka/Angkor) et l’autre chose qui protège les éléphants c’est les prix demandés (à 150 $ par personne et en ayant besoin de passer 3 jours du voyage pour y aller & repartir ça calme beaucoup beaucoup de monde).

      Pour information il y a un autre camp d’éléphant qui recueille les éléphants à Kalaw, c’est celui où j’envoie tous mes clients (et ouai faut pas faire de raccourci !) et celui dont je parle en premier dans l’article sur les itinéraires en Birmanie, néanmoins occulter le camp de Taungoo simplement parce que les éléphants travaillent et ne sont pas chouchoutés pour les touristes ça me parait aussi débile.

      Maintenant plusieurs points dont tu ne tiens pas compte :
      -Le Dr Chan qui est la personne qui organise énormément de choses dans le coin est quelqu’un de très respecté et qui fait tourner beaucoup de business et donne beaucoup pour la communauté, ça parait bateau à dire mais quand on est allé au camp il a rapporté un coffre plein d’affaires pour l’école juste à côté qu’il aide à fond les ballons (et l’éducation c’est le truc qui sauvera les gosses là bas, rien d’autres). Tu comprendras vite si tu le rencontres.
      -La zone est immensément pauvre est les gens ont que dalle de chez que dalle, c’est pas la Thaïlande et les mecs sont payés une misère par l’Etat (j’en parle dans l’article). Franchement on peut dire ce qu’on veut sur internet mais une fois qu’on est dans un village plein de boue où les gens ont rien on devient souvent moins manichéen.
      -Le ministère des forêts est un ministère très puissant en Birmanie, c’est aussi cette activité qui permet de conserver un certain nombre d’éléphants dans la nature (sinon je te fais pas de dessin sur tous les pays limitrophes de la Chine avec les éléphants sauvages, en 5 ans y’a plus rien). Tant que le ministère à besoin d’un vivier d’éléphants c’est l’assurance de leur survie.
      -Le système des ONG en Birmanie est vraiment très compliqué et hormis pour les ONG internationales il est très compliqué de bosser en grande partie car l’Etat donne uniquement des autorisations provisoires et temporaires (pour pouvoir contrôler tout le monde).

      Mais tout nuit au développement d’un pays si l’on souhaite qu’il reste comme on l’imagine et comme on le rêve, bien sûr que j’essaye de ne pas faire changer les gens quand je vais dormir chez l’habitant mais le mec m’a pas attendu pour avoir un smartphone et pour regarder les sériées coréennes sur sa TV qui fonctionne avec un panneau solaire (même au fin fond du trou du cul du Yunnan dans le village le plus désespérant avec genre 2 touristes qui doivent passer par mois ils vendaient du coca & sprite…). Franchement j’ai relu l’article et je le trouve au final très très proche de la réalité et de ce que j’y ai vécu, je sais pas trop quoi dire les gens se font une opinion et je crois pas avoir occulté les bons ou les mauvais points mais simplement être le plus proche de la réalité.

      Cheers !

      • Garance

        Bonsoir Brice,
        Tout d’abord merci de m’avoir répondu.
        Non je ne suis pas allée dans ce camp spécifiquement c’est certain, je ne suis allée dans aucun camps d’éléphant en Birmanie (je m’y suis rendue de nombreuses fois dans le cadre associatif en Thailande et au Sri Lanka et j’ai travaillé dans les parc nationaux en Afrique). J’ai bien compris que ce camps n’est pas un camps à touristes mais bien un camps où les gens travaillent. Je comprends les arguments mais je ne partage pas cette analyse.
        Tout d’abord concernant la pauvreté de la région je l’avais bien lu dans l’article et mes propos n’ont pas été de blâmer les locaux qui travaillent avec les éléphants mais bien la transformation de l’activité en attraction touristique (car la question des locaux qui travaillent avec les éléphants est différente et doit se poser différemment, effectivement s’ils ne font pas ça, que vont-ils faire…) … ce qui est différent. Ce qui m’ennuie dans ces visites de camps de travail c’est bien que l’on va passer d’une utilisation que l’on pourrait juger nécessaire, vitale des éléphants à une attraction lucrative et là le danger est bien présent. Encore plus car il s’agit d’une région pauvre et que l’argent que peut rapporter l’attraction touristique est bien plus important que le camps de travail. Certes aujourd’hui les éléphants sont à l’Etat et doivent servir au transport du bois, mais demain ? Vous ne pensez pas que demain, certains comprendront tout l’intérêt lucratif d’avoir des éléphants pour promener les touristes … j’ai franchement du mal à croire que cela ne les intéresse pas… Concernant l’attaque des éléphants sur les villages, je me permets juste de faire remarquer que le continent Asiatique n’est pas le seul à avoir des éléphants sauvages, et qu’en Afrique on n’en voit aucun qui soit domestiqué … je ne pense pas que ce soit une solution au problème. J’entends cependant votre argument sur la préservation des éléphants et la problématique de la frontière chinoise ainsi que la difficile question des ONG.
        Je ne remets pas en cause les actions du DR Chan (j’ai cependant lu des avis différents du vôtre sur différents forum et sur un blog de voyageur bon mais je ne connais pas cette personne je n’en sais rien).
        Quant à la capture des éléphants, ok aujourd’hui peut-être cela se fait comme ils l’ont expliqué mais mon propos est bien dans l’avenir … encore une fois quand le lucratif prendra le pas sur le nécessaire … quand une balade à dos d’éléphant rapportera plus que beaucoup d’autres activités… les pratiques changeront et la situation des éléphants s’aggravera. Le prix n’est pas un frein au développement touristique, au contraire cela la rend plus “précieuse” …;

        Et je finirai en disant que oui les éléphants leur permettent de travailler, oui c’est nécessaire pour eux, oui je suis d’accord avec tout cela. Il n’en demeure pas moins que pour arriver à cet état de domiciliation, en Birmanie ou dans n’importe quel autre endroit, l’éléphant a été cassé, brisé, violenté … et je rajouterai qu’un éléphant n’a pas vocation à porter sur son dos une charge aussi lourde que la nacelle + des passagers, que cela représente un danger pour sa santé (et là je ne parle pas du travail qui lui est demandé par les locaux mais bien ce que les touristes souhaitent, et pour lequel ils sont prêts à payer le prix fort, les porter sur leur dos). Donc on peut discuter sur est-ce que les locaux doivent continuer de domestiquer les éléphants ou non, mais que vont-ils faire pour manger s’ils ne font plus cela .. ok ça c’est un vrai débat et ce n’était pas mon sujet ici. En revanche, est-ce que pour quelques sensations et beaucoup de $ des touristes doivent monter sur le dos des éléphants, je suis désolée mais je n’ai pas changé d’avis, en Birmanie ou ailleurs, la réponse logique est non…
        Cordialement
        Garance

  4. Jerome

    Bonjour!
    Merci pour toutes ces pépites!
    Nous nous rendons avec mon amie en Birmanie une dizaine de jours mi janvier.
    L idée est de faire un circuit Rangoon -taungoo -Kalaw (trek jusqu au lac d inle)-Bagan-nagapali (2jours de farniente) et retour à Rangoon
    Cela te paraît jouable et interressant?
    Concernant taungoo est ce possible d aller jusqu au camp des éléphants aller retour à pieds dans la journée?
    D avance merci pour tes reponses

    • Salut,

      Non c’est impossible, rien que faire Yangon – Bagan – Kalaw – Inle – Yangon c’est compliqué alors ajouter Taungoo & Ngapali c’est impossible. Euh je comprends pas je dis qu’il y a 2h de route pour aller au camp donc à part si t’es éthiopien ça risque d’être compliqué 🙂

      Bon voyage !

  5. Odile

    Bonjour
    D’abord un grand bravo pour la richesse de votre blog.
    Je cherche ou sont les plus belles rizières en Birmanie et à quelle époque de l année sont elles vertes ?
    (Voire aussi Thaïland, Laos et Cambodge. )
    Merci pour les tuyaux !
    Odile

    • Salut Odile,

      Les rizières en Birmanie ne sont pas en terrasses ou magnifiques, normalement il y en a des belles dans le triangle d’Or mais sinon je n’en ai jamais vu d’incroyables comme à Batad, Sapa, Yuanyang ou Longji 😉

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