Un dimanche à 6h30 du matin dans les rizières de Pu Luong

Comme tous les dimanches lorsque je voyage je ne dors pas et je me réveille très tôt pour aller faire mes photos. Cette fois ça tombe bien car je suis dans la région de Pu Luong, le riz a déjà bien poussé et mon hôtel est entouré à 360° par des rizières en terrasse, l’enfer.

J’émerge tranquillement de mon hôtel et je descends tout de suite dans les rizières. J’ai eu un peu la flemme de me lever donc le soleil est déjà assez haut mais en faisant mes 2 premières photos ça commence quand même bien (oui le soleil se lève très tôt au Vietnam !).

Je prends quelques minutes pour avancer lentement et pour voir où il y a de l’agitation dans les rizières. C’est un truc dont on ne se rend pas forcément compte lorsqu’on passe dans des rizières une fois tous les 36 du mois mais même si c’est plat on ne voit rien dans les rizières. Je n’imagine pas comment les étrangers combattaient là dedans (c’est peut-être pour ça que tout le monde s’est rétamé) mais si tu ne fais pas attention quelqu’un peut travailler dans les rizières à 5 mètres de toi sans que tu t’en aperçoives.

Je repère le petit chemin en contrebas qui devrait m’amener jusqu’à 2 personnes qui travaillent dans les rizières, en marchant je suis vraiment émerveillé par les paysages et je fais pas mal de photos au raz du sol.

Il y a un chemin qui semble facile un peu plus haut mais je prends le petit chemin tout pourri car il me permettra d’accéder à quelques mètres des rizières et des personnes qui y sont. Malheureusement il a plu la veille et alors que je tente de passer une grosse flaque je termine avec de la boue jusqu’aux chevilles, un classique.

J’arrive au bord des rizières et il y a 2 personnes qui sont en train de travailler, rapidement le monsieur sort des rizières car il a terminé et il vient me voir. Je ne sais pas pourquoi mais il veut essayer les appareils pour voir à quoi ça ressemble, du coup je lui prête le téléobjectif et il scrute la région avec.

La dame qui l’accompagne termine quelques minutes plus tard. A cette période de l’année (fin août) les gens ne récoltent pas le riz en revanche ils font souvent la chasse aux animaux dans les rizières (souvent pour les manger hein, on est à la campagne on ne perd rien). Uls passent leur temps à nettoyer les abords des rizières, cette fois la dame était en train de nettoyer et elle transvase donc les herbes de son panier à un grand sac plastique.

Une fois son panier vidée elle se remet au travail et recommence à nettoyer d’autres terrasses, avec le soleil en arrière-plan ça rend plutôt pas mal.

Je remonte pour les paysages

Je remonte ensuite la petite colline pour prendre le chemin du haut et faire des plans plus larges des rizières, alors elles sont pas belles mes rizières ?

Pendant ce temps une moto arrive avec 2 occupantes car elles vont elles aussi commencer à travailler dans les rizières. C’est assez bizarre car à ce moment il est déjà 7h40 ce qui fait très tard pour démarrer une journée de travail dans la campagne (généralement c’est plutôt 5-6h du matin).

Depuis le chemin en hauteur je fais quelques photos des gens qui travaillent en contrebas, rien d’incroyable à se mettre sous la dent mais c’est quand même pas mal.

En revenant sur mes pas je prends quelques photos des 2 dames qui ont commencé à travailler puis je rentre à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner. En arrivant à l’hôtel je me rends compte que ma copine n’est toujours pas levée, du coup je pose le sac et je vais faire un petit tour de l’autre côté de la vallée.

De l’autre côté des rizières

En arrivant de l’autre côté des rizières il y a, comme lors de mon dernier passage en juin, pas mal de monde. Ma première “rencontre” est une dame qui est en train de lancer de l’engrais (enfin je suppose). Techniquement je veux absolument figer les graines qu’elle envoie mais je rate un peu la configuration de l’appareil photo donc le rendu n’est pas exactement celui que je souhaitais.

Juste à côté il y a 2 jeunes filles qui travaillent dans les rizières, elles sont hyper timides mais après avoir lâché tous mes mots de vietnamiens ça va un peu mieux. Il me manque un petit escabeau pour faire la photo de l’année mais cette fois je suis quand même très content du rendu.

Juste après et en appuyant sur l’appareil je me rends compte que je suis en train de faire une photo absolument dingue, je voulais à la base isoler la personne dans les rizières avec le reflet du soleil et des nuages mais ça ne “marche pas”.

Du coup je refais une photo assez similaire mais cette fois globale avec le reflet du soleil mais aussi l’arrière plan avec les montagnes, le résultat est magnifique.

A ce moment tous les éléments sont avec moi, la lumière est belle, les gens sont là. Je refais une photo quasiment similaire à celle d’il y a quelques mois pour pouvoir comparer plus tard. Pu Luong c’est quand même beau toute l’année non ?

Août 2018

Juin 2018

Je fais ensuite une dernière photo avant de casser un objectif. Et oui je ne le sais pas mais la photo ci-dessous est la dernière photo d’un de mes objectifs. En effet juste après ce cliché la mise au point a mécaniquement cassé (en gros 99% des photos seront floues). Donc l’ami Brice est bon pour sortir 3 SMIC afin de changer l’objectif de son deuxième appareil pauvre, pauvre Brice.

Ça m’est déjà arrivé de casser un appareil… je voyage le weekend dans une zone quand même assez pauvre… du coup impossible de se plaindre, c’est la vie et ça arrivera de nouveau. Je rentre ensuite à l’hôtel pour prendre mon petit-déjeuner, pour nous c’est le dimanche matin, on fera donc une petite balade autour de l’hôtel puis on ne fera rien jusqu’à la mi-journée puis notre retour en voiture vers Hanoi. Et oui le weekend c’est très agréable de ne rien faire dans des hamacs à lire un livre ou à ne rien faire avec son iPad.

Questions ?

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