Luc Yen au Vietnam – Voyage au pays des rubis, des rizières et du repos !

Aujourd’hui je vous emmène découvrir une région dont vous n’avez jamais entendu parler (oui cette fois je peux m’avancer). Cela faisait pas mal de temps que je souhaitais découvrir la région de Luc Yen, un district du Nord du Vietnam complètement perdu entre rizières et montagnes et où il y a un… marché aux rubis !

Luc Yen ? C’est où ?

Mais avant de profiter de la région il faut rejoindre la ville de Luc Yen et ensuite rejoindre le seul homestay de la région qui se trouve lui encore à 45 minutes de Luc Yen. C’est pas facile mais avec une carte ça va t’aider.

A peu près à mi-chemin entre Hanoi et Sapa !

Pour faire simple il faut prendre un bus depuis Hanoi (il y a quelques bus par jour), pour ma part j’ai quitté le travail un vendredi soir, récupéré le bus à 19h50 et je suis arrivé à 1h du matin à Luc Yen. De la transfert en voiture privée jusqu’au Homestay et au dodo à un petit 2h du matin. Un classique en voyage.

Et les 17 kilomètres avec des parties vraiment explosées c’est un peu long ! Surtout à 1h du matin !

Première matinée dans les montagnes au Nord du Homestay

Le lendemain matin j’ai un peu de mal à me réveiller, je voulais partir très tôt mais finalement je ne quitte le homestay qu’à 8h00. La première impression de la région c’est “waouh”, mais bon ça c’est partout au Nord du Vietnam.

J’ai pris le scooter du propriétaire pour me balader, il y a énormément de rizières autour du homestay. Cela ressemble comme 2 goûtes d’eau à tout le reste du Nord du Vietnam. Par Nord du Vietnam je veux dire un savant mélange de rizières, de montagnes et avec ça quelques petites maisons.

Je suis parti plein Nord en voulant découvrir d’autres vallées, malheureusement la route est par moment pas incroyable (Jean-Michel Euphémisme), c’est largement contrebalancé par tous les gens qui me disent bonjour ou me font des grands sourires. Il n’y a au final pas tant de rizières que ça, simplement de grandes montagnes. Je dois avouer que sur le coup je ne suis pas subjugué par les paysages au Nord du homestay.

Finalement j’arrive dans un village où il y a pas mal de rizières (oui j’adore les rizières, je parle souvent que de ça), je fais quelques photos en me baladant à pied. J’essaye d’acheter de l’eau au seul magasin du village mais ils n’en ont pas (un classique au Vietnam, les gens achètent pas d’eau en bouteille dans les petits villages, ils ont directement des bidons de quelques litres et moi sur mon scooter 5L de flotte ça va pas m’aider à part si je veux prendre une douche).

Les rizières du village sont quand même pas mal !

J’essaye de me promener dans les quelques maisons du village, mais rien d’incroyable à se mettre sous la dent, hormis les gens curieux et les jeunes enfants qui courent rejoindre leurs parents en pensant voir ce qui se rapproche plus du yeti (oui plus d’1m80 et tout blanc… au find fond de Luc Yen la créature le plus proche c’est le yeti !).

A ce moment cela fait déjà 1 heure que je suis parti, en regardant sur Google Map je vois bien qu’il n’y a plus rien après le village (enfin il y a des trucs mais les prochains villages sont très éloignés). Du coup je reviens sur mes pas pour aller me balader autour de Xoi Farmstay.

Petites rizières, montagnes, passage sur un pont au dessus d’une rizière… et là encore des gens vraiment trop sympas qui pensent tous que je suis perdu. On m’invite à prendre le thé, on me fait des grands sourires, bref c’est parfait. Oui c’est parfait sauf qu’en ce mois de mai 2019 il y a une vague de chaleur super importante au Vietnam donc je rentre au homestay à 10h30, ils annoncent quasiment 40° (donc avec l’humidité un ressenti un peu en dessous des 50°) et il faut faire attention.

Balade autour du Homestay et jusqu’à Luc Yen

Qu’est ce qu’on fait dans la région de Luc Yen lorsqu’il fait trop chaud ? Et bien on discute avec le couple qui tient le homestay en utilisant Google Translate et surtout on mange, comme souvent dans les homestays du Vietnam nous sommes 3 pour manger mais il y a assez pour 6. Et après le repas c’est la sieste car de toute façon il fait trop chaud pour autre chose !

En milieu d’après-midi je me recouvre encore une fois de crème solaire et je repars me promener dans la région avec le scooter. Cette fois j’ai prévu de ne rester dans la vallée autour du homestay, et il faut dire que les paysages à quelques centaines de mètres de là sont à tomber.

Je monte dans une petite maison sur pilotis pour faire quelques photos de l’intérieur, c’est S-U-B-L-I-M-E. Rizières, maisonnettes et montagnes font souvent bon ménage en photos. Pour information cet endroit se trouve littéralement à 200 mètres du homestay.

Je continue en scooter sur les petits chemins, je suis totalement sous le charme. Je reste mesuré sur le blog mais vraiment j’adore cette région, la matinée n’était pas vraiment impressionnante en revanche la vallée autour du homestay est folle, ça ressemble d’ailleurs beaucoup à Mai Chau.

La fourmillère dans les rizières autour de Xoi Farmstay

On passe encore à un niveau supérieur quelques minutes plus tard puisque je tombe sur un grand groupe en train de récolter.

Il y a une bonne dizaine de personnes qui terminent de travailler sur une rizière. Ils viennent déjà de couper donc ils récupèrent tous les ballots, tout est mis dans des paniers qui sont ensuite déplacés jusqu’à une machine (qui va filtrer entre les grains de riz et les tiges).

En prenant le temps de bien observer il y a d’ailleurs d’autres groupes plus petits qui travaillent un peu partout, je vois des gens passer au loin. En m’arrêtant pour faire une photo je suis bon pour prendre la pose avec chaque dame qui récolte, je pense que je suis sur la moitié des Facebook du coin !

Les dames qui venaient de finir de travailler et qui se reposaient à l’ombre des bananiers, j’ai fait un paquet de photos avec tout le monde !

Dans les environs du village de Ban Choi

Je continue en scooter pendant quelques kilomètres et je tourne dans les environs du village de Ban Choi (j’ai déjà repéré une grande boucle sur Google Map). Devinez ce qu’il se passe dans les rizières de Ban Choi ? Bingo !

Alors que je fais quelques photos le propriétaire de la maison vient discuter avec moi, il connait quelques mots d’anglais. Pour une région aussi reculée je dois dire qu’il y a quand même un peu de vocabulaire.

En continuant ma route c’est une succession de petites vallées, on se fait couper la route par un monsieur qui déplace ses 2 buffles, on manque de se prendre un jeune qui roule comme un malade en moto, des grands classiques au Vietnam (j’ai un préféré parmi ces 2 “problèmes”, je vous laisse deviner lequel !).

Je me retrouve sur une route qui vient juste d’être refaites, je suppose qu’ils n’ont pas pu déplacer le poteau donc ils ont fait la route dessus. J’espère que personne se le prendra après une soirée bien arrosée à l’alcool de riz.

Malheureusement par la suite il n’y aura pas grand chose à raconter, j’ai une petite demi-heure où il ne se passe rien, hormis une route un peu pourrie où je dois attendre pendant 5-10 minutes que la pelleteuse termine de remblayer tout ça. J’ai pas choisi le bon endroit pour me balader et j’aurais dû faire demi-tour avant, je dois aller jusqu’à Luc Yen pour revenir en direction du Homestay et je perds donc beaucoup de temps (facilement 45 minutes).

Les magnifiques rizières sur la route entre Luc Yen et le homestay

Sur la moitié de la route entre Luc Yen et Xoi Farmstay il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent, quelques beaux paysages mais rien de plus. En revanche sur la seconde partie c’est du délire (au moment où tu quittes la route principale et que tu commences la route pour Xoi Farmstay).

La lumière est sublime sur 2-3 passages et je fais donc quelques clichés que j’aime beaucoup. Toutes les photos se ressemblent mais c’est simplement dû à la typographie des lieux, c’est vraiment une immense vallée toute en longueur cernée par des petits montagnes avec au milieu des villages et des cours d’eau (l’enfer !).

Je galère sur la route (qui est bien déglinguée par moment) car j’ai pas envie d’exploser la moto des propriétaires. Il est 18h00 lorsque j’arrive enfin au petit village où se situe mon homestay. Le soleil est déjà caché derrière la montagne mais cela donne une autre ambiance.

Je décide quand même de faire un tour dans les environs “juste pour voir”, j’achète une autre bouteille d’eau et je tombe encore une fois sur la récolte. Enfin plutôt sur la fin de la récolte car les buffles sont déjà là pour récupérer ce qu’il est possible de récupérer !

J’ai pas envie d’embêter les dames avec mes photos, je vais donc juste me marrer avec le petit groupe, “est-ce que t’es marié”, “d’où tu viens ?” “tu as quel âge”… enfin toutes les questions classiques en Asie, je suis invité à manger les quelques fruits à la fin de la journée. La pastèque semble être en plein soleil depuis des heures, je m’essaye donc à une espèce de pruneau pas trop mauvais. Fin de journée, dîner et au dodo !

Les sacs de riz sont prêts !
Allez une dernière photo quand même !

Au marché des rubis de Luc Yen

Il est 5h10 lorsque le réveil sonne, même en espérant quitter le homestay à 5h30 je sais que je serai loin d’être le premier dans les rizières. Dans la campagne du Vietnam on se lève tôt ! Je prends le scooter et je commence à arpenter encore une fois la vallée autour du homestay (qui est de loin la plus photogénique de la région).

Dimanche matin : moi et les rizières à 6h du matin

Il règne vraiment un sentiment que j’ai du mal à décrire tant c’est paisible. Quelques endroits au Vietnam sont vraiment la définition du tourisme de masse (genre Nha Trang), à l’opposé il existe des dizaines d’endroits comme Luc Yen. Des régions où le matin à 6h00 tu vois un enfant pédaler dans les rizières en sortant de chez lui et qui te fera un grand sourire en passant !

Quelques mètres plus loin c’est l’ensemble du hameau qui travaille déjà dans les rizières. On peut capter une partie de l’ambiance sur les photos, mais en lisant cet article on a surement du mal à imaginer le petit bruit de l’eau dans le canal d’irrigation et les oiseaux qui chantent (en relisant ce paragraphe je me dis que le blog a quand même beaucoup évolué dans le style, manque plus que je vous fasse un poème pour la médaille babtou fragile).

A ce moment je continue ma route en direction de Luc Yen, le marché aux rubis commence à 7h00 et je ne veux pas être en retard. Je ne ferai qu’une petite pause (j’avais écrit “pose” dans la première partie de cette article, mais non c’est bien pause) dans une autre immense vallée de rizières,

Malheureusement je ne pourrai pas aller bien loin car la route est coupée par une rivière… je pense que j’ai manqué quelque chose.

Le marché aux rubis de Luc Yen

En arrivant dans la ville de Luc Yen je ne trouve pas tout de suite le marché aux rubis, pourtant il est bien indiqué sur Google Map mais vraiment, y’a rien. Je sors dans mon plus beau vietnamien “marché rubis où ?”, on me pointe un stand complètement vide. Bon normalement le marché commence à 7h00 et c’est déjà très tard pour un marché au Vietnam (normalement c’est plutôt 5-6h).

A 7h00 il n’y a pas foule !

En fouinant auprès des quelques personnes j’apprends que le marché aux rubis commence à 8h30 ! visiblement les vendeurs de rubis aiment dormir (ou alors ils viennent de loin, le mystère reste entier). Et donc oui à partir de 7h45 ça commence un peu à s’animer et à 8h30 quasiment toue le monde est à son poste.

Tout semble très organisé, chaque femme (oui il n’y a que des femmes) possède sa table (toutes les tables sont numérotées) avec au plafond des ventilateurs et des CCTV (des caméras de sécurité). Ces dames arrivent avec un nombre assez différent de pierres précieuses, certaines avec beaucoup de boites contenant des choses de faible valeur, en revanche d’autres portent de très beau sacs à mains qui protègent uniquement une ou deux petites boites (qu’on imagine remplies de beaux rubis !). Il ne reste plus qu’à aligner les pierres sur la table et à attendre les acheteurs.

Les acheteurs là par contre ça semble être majoritairement des hommes, quelques 4×4 immatriculés 29 ou 30 (Hanoi). Chacun a ses lunettes et sa lampe pour essayer de déceler les impuretés. Ça ressemble comme 2 goûtes d’eau à Mogok en Birmanie sauf que c’est 10 fois plus petit (et qu’on peut pas visiter les mines).

Les dames sont très sympathiques, bien entendu je dis à tout le monde que je n’achèterai rien mais bon, l’instinct de vendeur fait le reste. Pour information la pierre ci-dessous c’est ~~ 80€ et c’était une des moins chères.

Chose d’ailleurs très amusante mais c’est tout un petit monde, certaines vendeuses semblent s’être embourgeoisées et portent leurs plus beaux vêtements/maquillages pour l’occasion, alors que d’autres viennent quasiment en bottes en plastique. Difficile de savoir lesquelles ont réellement de belles pierres ou de l’argent, les vietnamiens sont très bons pour le business alors je ne sais quel subterfuge peuvent utiliser les vendeuses d’élite d’un marché aux rubis !

Après avoir passé une petite demi-heure à regarder tout ce manège, je remonte sur mon scooter et je rentre directement jusqu’au Homestay. Je prends une petite douche et j’organise mon transfert de retour jusqu’à Hanoi, je devais normalement rentrer uniquement le soir mais il fait tellement chaud que je ne pourrai pas me balader dans l’après-midi, je vais donc quitter la région de Luc Yen pour le déjeuner.

Avis sur Luc Yen au Vietnam

Luc Yen est un région de rizières magnifique du nord du Vietnam, c’est extrêmement photogénique et il n’y a aucun tourisme. Il n’y a aucune information sur la région (j’entends sur internet) et uniquement un seul hébergement dans la campagne environnante (Luc Yen étant une petite ville il y a aussi quelques hôtels locaux bas de gamme qui sont à peine sur Google Maps). Tout le monde vous fera des grands sourires et l’ambiance est super sympa. Cependant gardez à l’esprit que ça c’est la définition de tout le Nord du Vietnam hormis dans les endroits qui sont dans votre guide de voyage.

Je m’attendais à mieux concernant le marché aux rubis, ce n’était ni mauvais ni bon, juste un peu trop petit pour que j’en garde un souvenir impérissable comme à Mogok en Birmanie (disons que venir à Luc Yen que pour le marché aux Rubis c’est pas une bonne idée du tout).

Conseils pour Luc Yen

Où dormir ? Xoi Farmstay !

  • Comme je l’expliquais dans l’article il n’y a qu’une option viable dans la région et c’est Xoi Farmstay. C’est un homestay situé dans le Nord de la vallée de Luc Yen, j’ai pas tout exploré mais c’est clairement la plus belle vallée du coin.
  • Il y a 2 possibilités pour dormir, 2 chambres individuelles dans un bâtiment en “dur” et des lits dans le dortoir de la maison traditionnelle en bois (les deux sont reliés directement, tu comprendras facilement sur la photo ci-dessous). Il n’y a pas de climatisation (juste ventilateur) et les chambres sont un peu sombres mais au moins vous avez la clé… enfin à la campagne y’a pas vraiment besoin (j’ai laissé la chambre ouverte 2 jours, personne m’a volé un centime ou mon iPad).
  • Dans tous les cas les toilettes et SdB sont au premier étage et là aussi en dur, c’est propre et il y a de l’eau chaude (et si vous êtes à Xoi Farmstay pendant des vagues de chaleur je vous rassure que l’eau chaude y’a pas de souci).
  • Pour information le homestay appartient à une famille et la fille (Xoi) travaille dans le tourisme à Hanoi, elle s’occupe donc de tout en amont (et elle parle très bien anglais, aucun souci) et une fois sur place vous êtes avec ses parents.
  • Ses parents sont super sympas, à part “Hello” et “Good Morning” ils ne parlent pas anglais mais ils sont vraiment gentils, je sais pas naturellement tu sens que c’est des gens bons. Du coup tout le monde se marre, ils utilisent comme des pro Google Translate donc aucun souci de communication. Et chose très agréable mais ils partagent le repas avec vous ! C’est à qui laissera la dernière part de mangue à l’autre !
  • En parlant de nourriture c’était excellent, le petit-déjeuner était super simple (genre du thé, un oeuf et quelques viennoiserie de la petite boulangerie locale) mais bon on s’en fiche et l’idéal c’est de partir avant le petit-déjeuner pour voir les locaux qui bossent dans les champs. Et pour information il y a quelques magasins locaux à 2-5 minutes à pied donc on peut tout acheter sans souci.
  • Vous pouvez réserver directement sur différents sites de réservation ou sur le site du homestay. Le homestay est assez peu connu et ne possède pas beaucoup d’avis sur Tripadvisor.
La vue depuis la cuisine !

Le voyage c’était quand ?

Ce voyage a été effectué le 18 & 19 mai 2019, à cette période la récolte du riz venait tout juste de débuter, la seconde récolte devrait être au mois d’octobre.

Les transports pour Luc Yen & Xoi Farmstay

  • Pour accéder à Luc Yen il y a plusieurs bus tous les jours qui font la liaison depuis la gare de bus de My Dinh (l’énorme gare routière d’Hanoi), le trajet dure 5 heures et coûte entre 4 et 7€ en fonction des compagnies. Pour ma part j’ai utilisé la compagnie Du Tuyet, c’était 7€ dans des bus couchettes et il n’y avait rien à redire. C’est beaucoup trop petit pour des gens d’1m88 mais on fait avec.
  • Vous pouvez consulter (mais pas réserver) directement les horaires sur le site de Vexere, un gros site de réservation de tickets de bus au Vietnam. Vous ne pourrez pas réserver car toutes les compagnies ne sont pas réservables (ça existe pas comme mot mais t’as compris) en ligne (quand c’est trop local), en revanche il y a le numéro de téléphone pour réserver. Pas de panique Luc Yen c’est pas Ibiza, il y aura sûrement encore de la place dans le bus même si vous appelez un jour avant. Attention sur Vexere, il faut cliquer sur l’heure indiqué pour chaque compagnie pour voir les autres départs.
Et voila, 4 départs dans la journée pour cette compagnie !
  • J’ai pris le bus de 19h50 dans le sens Hanoi – Luc Yen (arrivée à Luc Yen à 1h00 du matin donc au homestay a quasiment 2h). Dans l’autre sens j’ai quitté la région plus rapidement que prévu et j’ai attrapé le bus de 12h00 (arrivée 17h10 à Hanoi).
  • Attention si vous prenez ce bus de nuit organisez-vous à l’avance pour le transfert Luc Yen jusqu’à Xoi Farmstay (vraiment il faut relire cette phrase, c’est très important si tu prends le bus de nuit), à mon arrivée j’ai eu du bol car il restait un taxi mais sinon Luc Yen à 1h du mat c’est ville morte de chez morte. Xoi Farmstay peut organiser le transfert directement par une voiture du village (que j’ai prise au retour, excellente voiture d’ailleurs).
  • Luc Yen à Lao Cai & Sapa : Je vais sûrement sauver la vie de plusieurs personnes grâce à cette information mais j’ai croisé le minivan qui faisait Luc Yen – Lao Cai (la grande ville à côté de Sapa, Bac Ha et Y Ty). Le minivan part le matin à 7h00 de Luc Yen (vous le trouverez facilement en tapant “Luc Yen to Lao Cai” sur Google).
  • Donc oui si vous voulez voir le Nord du Vietnam avec 0 touriste tout en découvrant des régions de fou, bon ça rajoute des heures de transport mais en évitant Sapa vous verrez de très belles choses (en combinant par exemple Hanoi – Luc Yen – Bac Ha – Hanoi, super facile, prendra l’équivalent de 4-5 jours en comptant de belles randonnées à Bac Ha ou en faisant une boucle en moto à Y Ty).
  • Point important mais Luc Yen ne se trouve pas trop loin (1h) de Yen Bai, une grosse ville du Nord du Vietnam, donc au pire vous pouvez sans problème repasser par Yen Bai pour reprendre un bus vers une autre ville.
  • Peu avant d’arriver à Luc Yen (en provenance de Yen Bai) il y a vraiment des énormes nids de poule, faites bien attention si vous arrivez en moto de nuit car c’est surprenant (genre des trucs de 20 centimètres de profondeur).

Mon budget pour le weekend

Pour vous donner une indication sur mon budget pour l’ensemble du voyage :

  • 2 taxis à Hanoi : 230 000 VND
  • 2 bus entre Hanoi et Luc Yen : 360 000 VND
  • 2 transferts Luc Yen – Xoi Farmstay : 500 000 VND
  • Xoi Farmstay : 600 000 VND comprenant la chambre double avec SdB partagée, 2 repas, un petit déjeuner et la location de la moto.
  • Total : 1 690 000 VND (65€), en sachant que j’étais seul mais qu’à deux ça aurait genre 2 000 000 VND (y’a que les repas et le bus à ajouter).

Je pouvais pas dépenser plus d’argent que ça, j’ai essayé je le jure mais il n’y avait plus rien à acheter dans le coin (homestay j’avais, repas j’avais, transferts j’avais…).

Pour terminer je dois récapituler, va à Luc Yen si tu :

  • As le temps et cherche un endroit sans aucun touriste où tu peux apprécier de “rien faire” (juste te balader au hasard, lire ton livre tranquille, boire le thé avec les locaux, etc.). Si tu n’as pas trop le temps il existe un paquet de destination mieux !
  • Tu aimes les rizières et n’a pas peur de t’ennuyer en regardant toute la journée des rizières et des montagnes.
  • As pas trop peur de devoir te débrouiller sur place avec Google Traduction.
  • Peux un minimum te déplacer par tes propres moyens ou que t’as pas peur de faire du vélo.
  • N’a pas besoin de prendre le bus de nuit pour arriver à Luc Yen, parceque l’arrivée dans le noir au bout du monde faut pas que ça soit ton premier en Asie (sinon tu vas nous faire une crise de panique !).
  • Voyages de mars à Octobre, entre Novembre et février tu n’auras pas de riz et sûrement un temps pas top (problème de tout le Nord du Vietnam).

Questions ?

Vous avez des questions sur Luc Yen et Xoi Farmstay ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous.

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4 comments

  1. Virginie

    Bonjour,
    Super article et surtout, magnifiques photos ! En te lisant on y est 😉 Bonne continuation

  2. Texsier

    Merci pour cet excellent article. Les photos sont magnifiques. Utilisez-vous un filtre ? Nous allons dans le Nord du Vietnam le mois prochain, j’aimerais faire d’aussi belles images 😊. Bonne continuation…

    • Salut,

      J’ai juste un filtre pour protéger l’objectif (s’il tombe, histoire que ça pète le filtre plutôt qu’un objectif). Sinon rien de spécial, la photo c’est surtout une question de lumière et d’être dehors au bon moment 🙂

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